Le monde, Comment évoluent les valeurs des français ?

26 avril 2009

C’était l’article à lire absolument dans Le Monde daté d’hier. On peut le retrouver en partie en ligne ici. Cet article présente les grands traits de la quatrième enquête sur les valeurs des français depuis 1981. Cette enquête approfondie sur les valeurs des français (dont on peut trouver plus de détails à cette adresse) à donc lieu tous les neuf ans et mesure les évolutions des valeurs des Français.

Pour Le Monde, les principales leçons de cette enquête se résument ainsi :

« Le vol d’une voiture ou la triche dans sa déclaration d’impôts ne sont pas tolérés ; le divorce, l’avortement, l’éventualité de l’euthanasie même sont majoritairement admis. Neuf Français sur dix se disent très ou assez heureux de la vie qu’ils mènent, mais les deux tiers jugent que le gouvernement fonctionne mal. De même, neuf sur dix se déclarent " fiers d’être français ", mais la xénophobie régresse et le regard porté sur les immigrés est plus tolérant. La demande d’égalité, pour la première fois depuis trente ans, devient plus forte que celle de liberté, en dépit des réquisitoires du président de la République contre l’" égalitarisme ". En revanche, le " travailler plus " sarkozyen rencontre manifestement les attentes des Français, mais pas forcément pour " gagner plus ", tant le rapport à l’argent reste complexe. »

On peut noter, en outre, que « les valeurs de gauche et de droite sont aujourd’hui beaucoup plus camaïeu qu’autrefois, chacun composant son mélange de convictions politiques, en général quelque peu décalé par rapport aux grands systèmes constitués ». Ce qui est intéressant aussi à noter c’est que – bien que cette grande enquête ait eu lieu avant la crise – le nombre de français à vanter les mérites de la concurrence est passé en 18 ans de trois français sur cinq à deux français sur cinq ce qui constitue une baisse importante. Ce qui est particulièrement saisissant dans cette enquête, comme le résumait Le Monde, c’est la montée spectaculaire des valeurs égalitaires qui dépassent même la demande de liberté. Elles vont de pair avec la montée de demande d’autorité liée à la prégnance croissante de la question de la sécurité. Parallèlement on note une hausse de la libéralisation des mœurs qui se manifeste notamment par une plus grande acceptation de l’homosexualité, une baisse des opinions xénophobes et une diminution du nombre de partisans de la peine de mort et à l’inverse une hausse des pro-euthanasie.

Pour plus de détails, je vous invite à lire l’intégralité du compte-rendu de cette enquête qui peut à plus d’un titre être surprenante.


Qui sera la personnalité politique (la plus drôle) de l’année?

1 avril 2008
En ce premier Avril, il faut bien rire un peu, alors notons cette information de taille, le jury du prix "Press club, humour et politique" a procédé à une deuxième sélection de six "petites phrases" pour son Prix 2008.

Composé de 18 membres, ce jury est présidé par Jean Miot, ex-président de l’AFP. Le prix récompense l’auteur de la phrase la plus hilarante de l’année, qu’il s’agisse d’humour volontaire ou involontaire.

Voici les six phrases retenues par le jury :

- François Bayrou, président du MoDem au soir de sa défaite aux municipales : "Je vous le promets, nous aurons d’autres victoires".

- Xavier Bertrand, ministre du Travail : "Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner".

- François Fillon, Premier ministre, cité par l’Express : "Quand j’ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m’en bouche un coin".

- Bernard Laporte, ministre des sports débarquant en Guadeloupe : "Je voulais voir les Antilles de vive voix".

- Christian Estrosi, ancien ministre, maire de Nice, s’adressant à des journalistes accompagnant le chef de l’Etat en Guyane : "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?".

En bonus, une "Raffarinade" : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens".

Notons qu’en décembre 2007, le jury avait déjà fait une première sélection que je vous livre ci-dessous :

- Un échange entre Nadine Morano (UMP) et Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la politique de la Ville.

Nadine Morano : "Fadela Amara au gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel". Réponse de Fadela Amara : "J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore".

- François Bayrou (UDF) disant à Ségolène Royal de ne pas monter chez lui, un soir entre les deux tours de la présidentielle, selon le récit de l’ex-candidate PS dans son livre : "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue". Réponse de Ségolène Royal : "Il m’a fait l’impression de l’amant qui craint la panne…".

- François Goulard (UMP) : "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française".

- Christine Lagarde, ministre de l’Economie : "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo".

- Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Les retraits de l’UIMM, c’est mieux que la valise RTL".

- Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme : "Je me retrouve avec la journée des droits de l’Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac".

On applaudit tous les sélectionnés et on rappelle aux autres qu’il ne faut pas baisser les bras, la dernière sélection aura lieu en juin, il leur reste donc trois mois pour nous faire rire. Alors à vos gaffes, prêts, partez !


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