Books, un magazine plein d’avenir…

Ces derniebooks2rs temps les nouveautés presses ne m’ont pas vraiment emballé (comme on peut le lire ici et ). En fait, depuis GQ (que j’ai cessé de lire depuis) rien ne m’avait vraiment plu dans les nouveautés proposées par nos amis kiosquiers.

Je ne suis donc pas mécontent de pouvoir vous parler aujourd’hui d’un nouveau mensuel qui me plait et auquel je risque même de m’abonner. Ce magazine c’est books sous-titré L’actualité par les livres du monde. « Books n’est pas un magazine sur les livres. Les livres, ou plus exactement les analyses parues à propos des livres, sont l’instrument privilégié pour décrypter l’actualité ».

Olivier Postel-Vinay, directeur de la rédaction, affirme que sa volonté de créer ce magazine « a été nourrie par l’absence sur le marché français de magazine du type de la New York Review of Books, de la London Review of Books ou du Times Literary Supplement. »

Si j’ai apprécié ce magazine c’est pour quantités de raisons. Tout d’abord la maquette est extrêmement réussie. D’une clarté absolue, avec des encadrés utiles, un précieux résumé des articles, une présentation concise et efficace des auteurs et un référencement réussi des livres présentés ainsi que d’autres livres en lien avec le sujet, ce magazine s’avère très agréable à l’œil. On peut déplorer le grand nombre de rubriques, mais ce n’est en fait que le reflet de la grande diversité des sujets traités. On lit déjà des critiques affirmant que le magazine est trop tourné vers les livres du monde et pas assez sur l’actualité française, c’est vrai, mais c’est son atout. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son fondateur a été au préalable rédacteur en chef du Courrier international. On peut enfin reprocher à la rédaction de traduire trop d’articles ( de la New York Review of Books), ce n’est pas faux, mais tous ces articles sont traduits intelligemment, re-contextualisés, et permettent un éclairage totalement différent de l’actualité.

Le dossier de ce numéro est consacré à la crise et au comportement moutonnier des acteurs économiques. Il peut être apprécié sans un doctorat en économie tout en proposant une analyse plus poussée que ce que l’on a pu lire ces derniers temps dans la presse, notamment en présentant le point de vues des économistes qui pensent que la spéculation boursière est un jeu de hasard et que les 11000 et quelques points qu’avaient pu atteindre la bourse new-yorkaise n’était absolument pas fondés.

Le dossier consacré à la numérisation des livres pas Google au moment où aurait dû débuter le projet Europeana est plus qu’intéressant. Le format de ce magazine permet d’offrir à la fois une interview de Robert Darnton qui dirige le réseau des bibliothèques d’Harvard (coopérant à l’entreprise de google) et celui de Bruno Racine président de la BNF opposé à ce projet (que l’on peut retrouver ici).

Je ne vais pas m’arrêter plus sur ce magazine car je risque vraiment de tomber dans la publicité gratuite, lisez-le numéro un (en vente jusqu’au mois de janvier au prix de 3 euros ) pour vous faire une idée, il est possible que lorsque le magazine sera au prix de 6€, ils deviennent relativement moins intéressant…

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One Response to Books, un magazine plein d’avenir…

  1. […] son numéro spécial été le magazine Books (dont j’ai déjà parlé ici et là) se pose une question fondamentale : Internet rend-il encore plus bête […]

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