Sarkozy/Zapatero/Royal, l’affaire ne passionne pas l’Espagne.

Une conférence et quelques TD en préparation, des copies à corriger qui s’empilent, un travail alimentaire, le temps pour bloguer se raréfie ! Je me suis pourtant intéressé à cette histoire de « pardon » de Ségolène Royal.

images1J’avais personnellement trouvé le coup du pardon à l’Afrique très bien joué. Le fait de parler au nom de la France lui confère une fausse légitimité qui peut contribuer à la présidentialisation de son image. Elle joue aussi sur le jeu de la décrédibilisation de Sarkozy en lui faisant un procès en compétence, chacun de ses pardons étant accompagnés d’une vision de ce que peut ou ne peut pas dire un président de la République. Elle se crée un rôle de contre-présidente, représentant le pays et non son parti.

L’affaire du pardon à Zapatero est toute différente. D’une part, elle arrive quelques semaines après celui à l’Afrique ce qui crée un écho désagréable et met sur le même plan deux affaires très différentes. Il y a d’un côté un discours très contestable de l’autre, un mot déplacé qui a pu – ou non – avoir été prononcé, qui a pu – ou non – être sorti de son contexte. Certains confirment les propos présidentiels cités par Libération sur la mise en doute de l’intelligence de José Luis Zapatero, d’autres les nient.

 L’Espagne s’est émue de ces propos. El Mundo évoque « une pluie de commentaires ». Pourtant les excuses de Ségolène Royal ne déchaînent pas les passions. Dans la presse espagnole ses jours, on s’intéresse plus à ses collaborateurs non-rémunérés et aux échanges d’amabilités entre l’UMP et PS. En premier lieu, les quotidiens espagnols reviennent sur les propos de Frédéric Lefebvre qui conseille à la présidente du Poitou-Charentes une « aide psychologique » ou qui la considère comme une octavilla (un tract de propagande). Ces propos font dire aux journalistes espagnols que la politique française est « mas de frasecitas que de confrontacion de proyectos »[1]. Cette affaire de politique franco-française qui vient se régler sur leur terre aura au moins le mérite d’avoir fait rire quelques journalistes ! La plupart des journaux qui relatent l’affaire raillent cependant plus les « bravuconadas verbales »[2] de Sarkozy que les pardons de Ségolène Royal !

 


[1] Une politique de petites phrases et non de confrontation de projets

[2] fanfaronnades verbales

Un commentaire pour Sarkozy/Zapatero/Royal, l’affaire ne passionne pas l’Espagne.

  1. lilibox dit :

    De faire systématiquement « la mouche du coche » à retardement lui confère t-elle une hausse de sa crédibilité ? ou cela la ridiculise d’autant?
    Cela me donne l’impression d’un opportunisme déplacé, qui ne fait pas en avant ses propres idées mais uniquement un esprit de contradiction et une volonté farouche que les médias et les Français ne l’oublient pas.
    Un peu pathétique …
    Stratégie qui risque de lasser à la longue.
    mais le débat reste ouvert !

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