Le sondage qui fait mal au P.S.!

Alors qu’il y a quatre ans, le PS avait progressé régulièrement dans les sondages jusqu’à arracher presque le tiers des suffrages – infligeant une sévère défaite à l’UMP – les sondages à paraître demain à propos des élections européennes sont affreusement décourageants pour les socialistes.

C’est une information que l’on pouvait retrouver dès hier soir sur le site du Figaro et aujourd’hui dans la version papier de la plupart des quotidiens. Le dernier sondage sur les élections européennes est loin d’être bon pour le PS.

Sondages

Le PS est situé actuellement à 7,5 points en-dessous de leur résultat des élections européennes précédentes et à 5,5 points du parti présidentiel. Le pire, c’est qu’il affiche une dynamique négative, par rapport au mois passé le PS est crédité d’un point de moins passant à 21,5% des intentions de vote. Comme on le voit sur le petit tableau récapitulatif ci-dessus, l’UMP est largement en tête et ne semble menacée par aucun parti. Le MODEM demeure deux points au-dessus de leur résultat d’il y a cinq ans.

Parmi les autres conclusions que l’on peut tirer de ce sondage, Frédéric Dabi, directeur du département d’opinion de l’IFOP, évoque l’hypothèse d’une « surprise Front de gauche » et relève qu’« au sein de cette gauche de la gauche semble s’opérer un changement de dynamique. Flirtant en février avec la barre des 10 %, le NPA d’Olivier Besancenot subit une baisse, laquelle profite aux listes du Front de gauche ». « Avec 6,5 % d’intentions de vote, ajoute-t-il, ces dernières s’avèrent en progrès constant et pourraient venir contester au NPA son leadership au sein de la gauche radicale. »

Dans un tel cadre, le parti socialiste devrait réellement se remettre en question, notamment sur la discrétion de leur campagne à trois semaines du scrutin. Il est peut-être temps d’offrir des meetings unitaires et de voir Ségolène Royal et Martine Aubry en campagne. Les élections intermédiaires (c’est-à-dire les élections qui ont lieu entre les élections capitales que sont les législatives et les présidentielles) sont généralement des élections très profitables à l’opposition, cela s’est quasiment vérifié à chaque élection au cours de la Cinquième République, c’était notamment le cas des européennes et des régionales de 2004. Le PS avait alors bénéficié du « vote sanction » contre le gouvernement.

Fort de ces sondages, Xavier Bertrand fanfaronne aujourd’hui dans Le Figaro : « Les Français ne se trompent jamais d’élection. Nous, nous parlons de notre projet pour l’Europe et des succès de la présidence française. Si certains ne sont pas à l’aise sur l’Europe et veulent parler de notre action, j’y suis également prêt. Mais si les socialistes avaient des choses à dire sur l’Europe, cela se saurait et ils auraient su cicatriser leurs blessures du référendum. »

Il est vrai que comparé à la cuisante défaite d’il y a cinq ans, l’UMP aborde ces élections européennes dans de très bonnes conditions. Dans le dernier sondage le rapport de force gauche-droite, n’est pas très différent de celui des dernières élections européennes (la gauche perdrait tout de même trois points par rapport à 2004), mais les positions de l’UMP et du PS sont totalement différentes. Si le PS perdrait environ 7,5 points, l’UMP lui en gagnerait plus de 10 points par rapport aux résultats de 2004. L’opposition cumule 41,5% seulement ce qui montre qu’il n’y a pas réellement d’aspect « vote sanction » actuellement. Le PS aurait à peu près une voix sur deux parmi les votes de gauche alors qu’en 2004 il récupérait près de 65% de ces votes de gauche, il faut dire que depuis le référendum sur la Constitution Européenne a laissé des traces. Ces chiffres montrent un rapport de force très défavorable au parti socialiste qui avait en 2007 bénéficié d’un important effet « vote utile ».

A trois semaines du scrutin, le parti socialiste devrait remettre à plat sa stratégie pour les européennes. Alors que Nicolas Sarkozy à une côte de popularité assez basse, la gauche ne réussit pas à bénéficier de l’aspect « vote sanction » des scrutins intermédiaires. Si ce sondage se vérifiait dans trois semaines dans les urnes, cela redonnerait une grande légitimité au gouvernement Fillon et à la présidence Sarkozy et risquerait de mettre à mal le PS et les mobilisations collectives. A gauche, le seul gagnant de ce scrutin semblerait être le Front de gauche qui pourrait réussir à voler la vedette au NPA.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :